A quoi bon

A quoi bon

16 décembre 2015 91 Par opio

Me revoilà, pour vous dire au revoir.

Je tourne je vire depuis pas mal de temps déjà, je ne poste presque plus ça ne vous a pas échappé. Je ne me sens plus libre ici. J’ai perdu la légèreté, je pèse chaque mot en ayant trop conscience de qui me lit ou pourrait le faire. J’ai tellement de brouillons en attente que je pourrai créer un second blog demain. Mais désormais, j’ai peur de blesser mes filles. Elles sont trop grandes maintenant pour que je continue à les exposer et pourtant c’est bien la liberté de raconter ici que je n’en pouvais plus, qui me permettait de prendre un sacré recul. Elles vont y perdre aussi les pauvres…  à moins que je ne me trouve un nouveau psy je crois, pour évacuer. Je ne pensais pas non plus m’en prendre tellement plein la tête avec l’adolescence, les crises d’ado, c’était pour les autres, les coincés du cul, les rigides, les bien-pensants perchés sur leurs principes indéfectibles. Et ben pas du tout. BIM ! C’est pour moi aussi dis donc et bien comme il faut. Et je crois qu’il vaut mieux que tous mes brouillons ne soient jamais publiés. 

Je pensais vraiment que ce blog irait jusqu’à 10 ans, et puis non, même ça je n’aurai pas réussi. L’image qu’il me renvoie depuis tout ce temps me laisse assez amère. Même si je me suis bien marrée avec vous, ça on ne pourra pas le nier (MERCI). C’est malgré tout au final un beau NI-NI tout ça (uhuh). Je n’ai rien fait pour faire « évoluer » ce blog, qui n’a pas pris de virage professionnel, je n’avais pas envie de me forcer à écrire sur commande. Et même s’il m’a offert des opportunités de dingue, j’ai brillamment réussi à les faire foirer. En même temps je me suis cachée derrière lui pour justifier le fait que je végète complètement professionnellement. J’avais un « ailleurs » où m’épanouir, moi. C’est bien joli tout ça mais je me retrouve donc à 41 balais, toujours aussi dépitée qu’à 31, avec un boulot à mourir d’ennui, et aucun courage pour le quitter.

Peut être que supprimer cette cachette serait un premier pas ? On verra bien. Pensez à moi début janvier, mon huitième entretien annuel, j’ai envie de pleurer rien que d’y penser (je vous arrête de suite, j’ai déjà fait un bilan de compétences, dont la conclusion a été : jouez au loto).

Voilà. Difficile de trouver comment placer le point final, alors portez vous bien, vous allez me manquer…  et n’oubliez pas :

 

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