L’anniversaire de l’enfer

L’anniversaire de l’enfer

12 octobre 2018 31 Par opio

Charlie a eu 5 ans le 4 mars ♥, c’est la première année qu’elle attendait cette journée avec autant d’impatience. Parce que cette année, c’était la première fois qu’elle allait pouvoir inviter ses copains d’école… 

Me voilà replongée dans les anniversaires organisés à la maison délaissés AVEC GRAND BONHEUR depuis quelques années au profit des aprèms au lasergame ou des soirées bowling. Soupir.

J’ai démarré mon retro planning un peu avant les vacances de février, puisque son anniversaire était prévu le samedi de la rentrée, il me fallait distribuer les 5 précieuses invitations avant les vacances, donc bien plus en avance que les 10 jours communément admis en l’espèce. 

Première étape, la quête de l’hélium, je ne sais pas pourquoi, je dois être légerement psycho rigide sur les bords, mais pour moi point de fête d’anniversaire sans ballon qui flotte. A une époque, on pouvait trouver des petites bouteilles d’hélium au Monoprix, mais cette époque est révolue. Shit. J’ai donc passé un temps certain à faire un comparatif sur les divers sites d’articles de fête, avec un savant algorythme mêlant prix au litre, frais de port, délai de livraison, avant de finaliser ma commande, peu de temps avant qu’on parte au ski (vacances top, personne de blessé, RAS, merci). J’ai d’ailleurs pratiquement tout commandé sur le net histoire d’être le plus efficace possible, pinata, décos, vaisselle, petits cadeaux, tout ça arrivé en temps et en heure avant nos vacances, parfait.

Le mercredi précedent la fête, panique à bord, je me rends compte que je n’ai pas reçu la bouteille d’hélium. Après moults échanges avec le site marchand, La Poste, ma gardienne, horreur, il va falloir que j’en trouve une absolument tout de suite maintenant. Heureusement, je découvre qu’il existe une petite boutique spécialisée dans les anniversaires tout près de chez moi, bon OK la bouteille est 13 euros plus chère que celle que j’avais commandée mais bon l’un dans l’autre, je n’ai pas trop le choix. Ouf, sauvée, mes ballons mylar ne resteront pas au sol.

Le soir venu, je raconte mes palpitantes aventures à Mr Opio qui me rappelle qu’il nous reste une bouteille de l’année dernière à moitié pleine à la cave. Et qui me demande en même temps quel est donc ce gros carton là derrière le canapé avec plein de ballons dessinés dessus ? Moui. Banco, c’était la fameuse bouteille d’hélium commandée et bien entendue reçue et tellement bien cachée par mes soins que je l’avais oubliée. Al Zheimer, t’exagères !

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Oui, ça tombe bien, ce vert… Je peux donc faire station de gonflage, si jamais vous vous retrouvez en galère, n’hésitez pas !

Ca s’annonçait bien, cette petite fête. A J-1, je n’avais reçu que 2 confirmations sur les 5. Ca coûte QUOI un SMS putain, sans déconner…  Bien sûr j’ai psychoté sur le fait que j’avais distribué les invitations trop en avance et que les parents avaient du l’oublier dans un coin tout simplement, mais bon je n’avais pas pu faire autrement.

Le jour J, miracle, 3 petites invitées débarquent dont une vraiment très très timide, la petite G. qui ne veut pas quitter les jambes de son père, elle pourtant si intrépide à l’école. Est ce parce que son papa a oublié d’apporter un cadeau qu’elle est mal à l’aise ? vu que les 2 autres petites et Charlie le cherchent pour le poser avec les autres sur la table ? La suite de l’histoire nous le dira…  Je finis par réussir à l’amadouer avec un coloriage de la Reine des Neiges, et nous attendons la 4ème (qui avait confirmé sa venue, elle) pour démarrer les festivités. Au bout de 45mn, je la déclare définitivement perdue, et après une chasse au trésor savamment orchestrée par Johana, nous attaquons la construction des couronnes en mousse (merci MyLittleDay & ByLittleOnes pour les idées) puis la peinture de nos boîtes en forme d’étoile.

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(vous noterez que les deux grandes soeurs ont une vision radicalement différente de l’expression « filer un coup de main » )

16h, on sonne à la porte : surprise, la 4ème convive et son papa, l’invitation à la main (sur laquelle était donc précisé : 15h) débarquent hyper zen, coucou c’est nous. Vite on intègre la demoiselle, pendant que son papa décide de raconter son divorce en long, en large, en travers, en gros et en détails à Mr Opio, qui cherche par tous les moyens à abréger son supplice. 16h45, à la faveur d’un voisin sorti de chez lui pour prendre l’ascenseur, Mr Opio réussit à y jeter habilement le père sangsue, et nous pouvons enfin passer au gâteau.

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La petite G. que j’ai déjà du emmener aux toilettes deux fois pour des trucs pas très glop (grosse pensée pour le personnel d’école maternelle, VRAIMENT) ne touche pas à son assiette et n’a vraiment pas l’air au top. Je l’allonge sur le canapé sous une couverture, pendant que les petites princesses sortent sur la terrasse pour la très attendue Pinata, et je me mets en quête du numéro de son papa, que bien sûr je n’ai pas pensé à prendre tout à l’heure, conne, conne, conne !

Et puis c’est le drame. Celles qui me connaissent, savent mon passé d’émétophobe pas encore tout à fait guérie. Alors quand G. se lève en pleurnichant  « JE VAIS VOMIIIIIIIR », le réflexe de survie con :  je me sauve sur la terrasse. J’aurais mieux fait de lui jeter sa couverture dessus, ça aurait limité le carnage.

Je reste prostrée sur la terrasse sans pouvoir bouger ni émettre un son, pendant que Mr Opio gère le plus gros, la gamine pleine de gerbe, les mares de vomi suite à ses 3 geysers, les grandes s’occupent de divertir les princesses dehors qui n’ont presque rien remarqué. MOT DIESE MERCI.

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J’ai passé une heure entière à récurer mon salon du sol au plafond à la javel (toujours très impressionnant, la portée d’un estomac d’une enfant de 5 ans), non sans vérifier toutes les 5mn sur mon portable, que le père à qui j’avais laissé un message à 17h, ne m’annonçait pas qu’il arrivait ventre à terre récuperer sa petite.

Que dalle, il est arrivé comme une fleur à 18h comme prévu, pile quand sa petite commençait à reprendre vie et à sautiller dans mon salon. J’ai manqué de m’énerver quand il a fait mine de mettre en doute le fait qu’elle ait été malade une heure avant, (pourtant l’odeur ignoble qui flottait dans l’air ne laissait que peu de place au doute) mais la petite G. a eu la délicatesse de recommencer à vomir, cette fois çi dans une bassine, ce qui a définitivement cloué le bec à son papa. NAN MAIS ! Il est reparti en faisant moins le malin et en s’excusant de ne pas avoir consulté son portable, celui fourni sur la liste de l’école, mais c’était son numéro professionnel qu’il ne consulte jamais le we blablabla… Note à tous ceux qui organisent des anniversaires : PRENEZ LE PORTABLE DES PARENTS AVANT DE LES LAISSER REPARTIR DE CHEZ VOUS.

Bien sûr notre papa-pas-encore-remis-de-son-divorce est arrivé, lui, avec une heure de retard. Pour les horaires il a eu du mal, mais pour la durée, il avait bien retenu que c’était TROIS heures, apparemment.

Juste pour l’anecdote, lundi soir, je recevais un message du papa (décidemment c’était l’année des papas cette année) de la cinquième petite invitée qui ne s’est jamais pointée, m’expliquant qu’il avait complètement oublié d’emmener sa fille (j’avais remarqué, merci) mais qu’il avait acheté un cadeau pour Charlie et qu’il lui remettrait le lendemain.

Allez, on le pardonne celui là.