29
oct

On a dormi dans un yaourt, chez Planète Sauvage

Pour nous remettre de la rentrée, Planète Sauvage nous a proposé de venir passer un week end complet dans leur parc animalier. Un week end entier, parce qu’ils proposent des formules d’hébergement, dont une en camp mongol, dans une yourte au milieu des animaux. Quand j’ai annoncé ça aux enfants, ça a été l’euphorie. « On va dormir dans un yaourt ! » s’est écriée Charlie, suivie d’une inquiétude palpable chez mes deux ainées : « y aura des prises dedans ? » le sens des priorités…

J’ai prié très fort pour qu’il fasse beau (même si tout le monde sait qu’il fait TOUJOURS beau en Bretagne Loire Atlantique) (Planète Sauvage se situe à 15mn de Nantes) et comme personne n’avait posé la question, je n’ai pas mentionné que certes il y avait des prises, mais qu’il n’y avait pas de sanitares DANS la yourte. En campeuse aguerrie que je suis, je n’ai plus peur de sortir de ma zone de confort, moi ! 

Samedi après midi, nous arrivons sur zone, sous le soleil – evidemment -, et le dépaysement opère :

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On laisse la voiture au parking, pour embarquer dans des camions « comme dans Jurassic Park ! » (les réfèrences…) pour un raid de 2h au coeur des différentes plaines. Nous sommes suivis par les soigneurs, qui rentrent parmi les 150 espèces que nous allons croiser, les animaux les plus fragiles ou dangereux, dans leurs loges nocturnes, nous permettant d’assister en spectateurs privilégiés à la fin de journée sur la piste avant sa fermeture.

Notre guide essaie de nous amener au plus près des habitants des plaines tout en veillant à respecter et nous expliquer leurs habitudes. Il nous offre des anecdotes à foison et nous aurons même la chance d’assister à une naissance en direct !

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Deux heures plus tard, nous arrivons au milieu de la plaine asiatique avec ses yacks et chameaux, sur le camp Mongol, composé de 6 yourtes jouxtant la partie réservée aux loups 

 
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La yourte est juste trop mimi (bah oui c’est niais, mais vraiment, c’était trop mignon) et 5 lits douillets nous tendent les bras. Les matériaux sont originaires de Mongolie et les yourtes ont été montées avec l’aide et le savoir faire d’ouvriers mongols.
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Nous sommes conviés à un apéritif puis un diner, autour d’une grande table qui accueille toutes les familles ce soir là. On échange sur nos impressions, les enfants font connaissance. Le repas arrive, typiquement mongol, et à ma grande surprise, après une légère appréhension, tout le monde se régale. Bituu Shul, bouillon traditionnel en entrée, au shitaké et raviole de volaille, Gambir Borts, sortes de pancakes de céréales à la viande séchée et au fromage frais, et un Tsuivan, Wok de boeuf et pâtes de riz. Miam !
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Le dessert est le seul à nous laisser un peu dubitatifs : un Boortsog, sorte de sirop dans lequel trempent des beignets et des arbouses. Pas grave, de toutes façons nous sommes déjà rassasiés.  
La grande yourte dans laquelle se prennent les repas, dispose de déguisements, jeux et livres, les filles s’en donnent à coeur joie.
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Je rassure mes lecteurs ébahis par tant de convivialité, il y a bien sûr des pauses portables : y a pas le Wifi, mais y a la 3G…
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La soirée se poursuit autour du feu de camp allumé par notre guide, qui continue de nous régaler de tas d’anecdotes sur le parc et les animaux. Elle nous gratifie même d’un petit quiz, autour de sa précieuse mallette d’où elle nous sort œufs, dents, crânes et ossements pour tester nos connaissances. Jo exulte, elle connait toutes les réponses.
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Nous allons nous coucher, au son des hurlements des loups voisins (magique !) qui ont tout de même l’amabilité de cesser rapidement leur démonstration. Nous passons une très bonne nuit, sous nos couettes moelleuses, malgré les températures plus que fraiches. La yourte dispose d’un petit chauffage d’appoint, mais au matin, s’extraire de la couette relève de l’héroïsme.
D’ailleurs nous nous habillons tous sous nos couettes, motivés pour aller prendre nos douches dans les jolis sanitaires en bois à côté. Sauf qu’une fois sortis de la yourte…
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en fait on passe trèèès rapidos devant les douches et on va directement au chaud prendre notre petit déj (bien continental celui là) dans la grande yourte. Et bah oui, on est crades, voilà, c’est dit.
Charlie et son nouveau petit copain de la veille s’essaient à nouveau au tir à l’arc en attendant que les camions reviennent nous chercher.
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Nous repartons à l’entrée, où nous décidons de partir cette fois ci découvrir le chemin de brousse : la partie du parc qui se fait à pieds. On aurait pu refaire la piste safari avec notre propre voiture et voir les animaux au petit matin, dont le comportement est différent de la fin de journée, mais comme monsieur Opio a son avion à prendre en fin de journée, il nous faut faire des choix. Tout au long du parcours, nous sommes accompagnés de personnages et scènes du film « Kirikou », avec des effets sonores rigolos.
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Les filles restent un temps infini dans la partie réservée aux Lémuriens, qui évoluent en liberté à leurs côtés. 
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Et il nous faut déjà repartir, au grand regret des filles, nous ne pourrons pas assister au spectacle des dauphins par manque de temps, mais nous irons tout de même les regarder évoluer dans la galerie sous marine de la cité marine qui permet un accès à leurs bassins où ils jouent et s’entrainent pour l’après midi.

Voilà, un super week end hors du temps qui nous a surtout donné envie de revenir pendant nos futures vacances, pour profiter sans regarder notre montre de tous les univers qu’offre Planète Sauvage, et peut être, si elles sont trèèèèès sages, offrir aux grandes une journée en compagnie des soigneurs.

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Toutes les informations pratiques sur leur site : Planete Sauvage

 

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17
oct

Les mercredis de Charlie

Cette année, le mercredi après midi, c’est relâche. Jo, comme l’année dernière, n’a plus d’activités, rien, pas de danse, de tennis, de piano, de solfège, de théâtre, RIEN NADA QUE POUIC. Je lui ai proposé des tas de trucs, mais non, elle n’avait envie de rien. (YESSSSSS). Maureen en revanche est blindée dès la sortie du collège MAIS j’ai astucieusement réussi à chopper les créneaux et lieux compatibles avec les horaires de bus. Et malgré quelques frayeurs, ça y est, elle gère. Ça veut dire que le mercredi après midi, je peux me consacrer complètement au carnet de bal de Charlie, qui a une vie sociale hyper riche (elle).

D’abord on elle a été invitée au Jardin d’acclimatation, par Capri Sun, pour faire un atelier de pâtisserie. J’ai un peu tiqué… de la pâtisserie avec du jus du fruit ? (pas bio en plus ? vade retro satanas !) J’ai fait ma relou de service en demandant si tous les autres ingrédients bios n’étaient pas un peu antinomiques ? et bien pas du tout madame, il n’y a pas de colorants ni de conservateurs, c’est vrai que c’est déjà pas mal. Loin de toutes ces considérations éthiques, Charlie s’est appliquée à réaliser une tarte au chocolat et jus de fruits rouges, coachées par deux gentilles intervenantes d’Esprit Cuisine  : 

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quand à moi j’ai appris plein de termes techniques comme « abaisser une pâte » (ça claque, je m’en souviendrai la prochaine fois que je sortirai une pâte brisée de son étui)

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J’ai juste eu le temps de me découper un cm² de la tarte histoire de goûter et de me dire que hmm mais je vais en reprendre elle est carrément pas dégueu, mais c’était trop tard, ma petite souris avait tout englouti.

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Si ça vous dit de tenter, parce qu’elle était vraiment bonne, la recette est là, Recettes Capri Sun Fruits Rouges, avec d’autres idées de recettes.

On a aussi passé une après midi chez Lacoste, qui à l’occasion de la présentation de sa dernière collection enfants, proposait aux petits invités des tas d’ateliers funky.

(Oui, c’était la même journée, non, elle n’a pas qu’une seule robe je vous rassure) 

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Charlie et moi ayant les mêmes initiales, je peux vous dire que j’ai longuement tergiversé sur la taille du polo à customiser…

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Et la semaine dernière, c’est chez Bonton, qui avait invité tous ses clients à venir passer l’après midi du mercredi dans leur boutique de la rue de Grenelle pour fêter le lancement de leur parfum (qui sent trop bon le bébé) que je l’ai accompagnée.

Pendant que Charlie s’essayait à la customisation de sac,

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et, extase totale, à la manucure (avec les vernis NailmaticKid sans solvant qui partent à l’eau et au savon, terribles !)

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j’ai du m’accrocher à mon téléphone car à quelques kilomètres de là, Maureen était censée faire un trajet seule en bus pour la première fois. Enfin je ne suis pas si joueuse, c’était techniquement la seconde fois, puisqu’après un repérage en règle des stations et parcours du bus, je l’avais lachée seule la semaine précedente. Sauf que mon instinct sans faille m’avait poussée à la suivre en cachette pour vérifier qu’elle descendait bien au bon arrêt. Il n’en a même pas été question, car elle n’est jamais montée dans le bus. Et non. Elle n’a pas osé faire signe au chauffeur (…) du bus qui passe une fois par heure à cet arrêt. HEUREUSEMENT que j’étais là, cachée dans ma voiture à 5 mètres (non, elle ne m’avait même pas reperée). Hmprf.

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Inutile de préciser que cette demi heure m’a parue une eternité et que je l’ai passée à boulotter tous les maxi dragibus du buffet. Pardon.

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13
oct

Prendre ses marques

Ca fait maintenant 2 semaines que nous sommes en « nouvelle configuration », et je dois dire qu’on n’a pas encore totalement rodé l’organisation. Mais on y travaille…

Après un casse tête pour trouver les meilleurs vols avec l’horaire qui va bien et le bon aéroport à l’arrivée (c’est pas forcément super simple en fait quand il n’y a pas de navette air france – on découvre -  sans compter les histoires de grève enfin n’en parlons même pas) on a finalement convenu qu’un départ le dimanche soir, certes, ça amputait le week end, mais qu’un réveil à 4h le lundi matin, c’était pire. Comme des petits béotiens de la famille délocalisée que nous sommes, nous avions trouvé intelligent d’accompagner tous, le chien aussi, papa à l’aéroport, ça faisait du temps de papa en plus pardi ! Enfin sur le coup ça nous avait semblé une bonne idée.

Après la première mise en pratique, nettement moins…

Dimanche dernier donc, il fallait que Mr Opio soit à 20h00 dernier carat à Orly, nous nous sommes donc mis à table super tôt pour le diner histoire de finir à temps pour partir, bon, on avait gouté super tard, personne n’avait faim, déjà ça démarrait bien. Jo qui venait de passer 3h sur un exposé sous powerpoint nous explique au fromage que son ordi a planté avant qu’elle n’ait pu sauvegarder, on vérifie vite fait et en effet, plus d’exposé… même pas le temps d’hurler, je lui explique qu’il va falloir qu’elle reste là pour tout recommencer… ambiance… là on se dit qu’en fait notre idée est simplement conne, et on explique à Maureen qu’elle aussi va rester là, parce que ça ne sert à rien qu’on aille tous à Orly. Elle se met à pleurer dans son assiette (comme sa soeur qui avait démarré 2mn auparavant). Pas parce qu’elle perd du temps de papa, non non, mais parce qu’elle avait prévu de s’acheter un magazine à Orly. Hmmmmm…

BREF, nous partons avec Charlie que je ne veux pas laisser avec ses sœurs. Pas d’embouteillages, miracle. On s’arrête au dépose minute le temps d’embrasser Mr Opio aux portes de l’aéroport et là on se rend compte qu’on n’a pas du être très clairs avec Charlie, car elle est persuadée qu’elle va monter dans l’avion avec son père. Ah, bah oui mais non en fait. Enorme crise de larmes à faire pleurer tous les gens autour qui nous regardent en se mordant la lèvre et en secouant la tête, la main devant la bouche, qui m’empêche à mon avis de lire : la-pauvre-petite-fille-qui-ne-va-apparemment-plus-jamais-revoir-son-papa-de-toute-sa-vie. L’horreur. Mr Opio réussit à la décrocher de sa jambe et me laisse avec mon petit paquet hurlant, que j’essaie tant bien que mal d’arnacher dans son siège.

Mais il revient juste avant que je ne démarre, tout essouflé un paquet à la main : une énorme sucette à l’ancienne, histoire de faire passer le gros chagrin. (PUTAIN JE LUI AVAIS DEJA BROSSE LES DENTS hurle-je en mon for intérieur). La sucette remplit sa mission, papa fait un gros bisou et nous repartons le coeur presque léger dans l’autre sens.

Sauf qu’au bout de 5mn, Charlie essaie de me dire quelque chose mais je ne comprend rien : « MANHAN MON HATON CHECACHE ». Je finis par piger que son bâton de sucette est parti et qu’elle se retrouve avec sa grosse boule de sucre entière dans la bouche. Il faut savoir que je suis une traumatisée de l’étouffement (je coupe systématiquement les tomates cerises en deux par exemple) (chacun ses petites phobies). J’essaie de la raisonner pour la faire cracher mais pas moyen, bon tant pis je me concentre sur la route, tellement fort que je me plante d’échangeur et me voilà partie direction Lille.

J’ai tellement l’habitude de ce genre de plan de crotte que je ne me suis même pas énervée, j’ai juste décidé que ce serait la seule et unique fois que j’accompagnerai Mr Opio à l’aéroport.

Je suis rentrée chez moi à 21h15, pour trouver les grandes absolument pas prêtes à aller au lit, évidemment.

Je peux vous dire que ce dimanche soir, à 20h15 tout le monde était dans son pieu, et Mr Opio dans un taxi, on me la fait pas deux fois à l’envers, non mais. 

Niveau coucher, ça va donc à peu près, niveau nuit complète chacune dans son lit en revanche, y a encore une marge de progression…

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07
oct

Au ciné mercredi : LOU & Le Garçon et le Monde

J’ai emmené les grandes voir deux films récemment  :

Le Garçon et le Monde, un film d’animation brésilien de Alê Abreu et récent lauréat du Festival d’Annecy où il a remporté le Cristal et le Prix du public. Encensé par la critique, j’y suis allée les yeux fermés, mais j’ai fait une belle erreur de casting. J’avais laissé Charlie à la maison, quelle nouille, je pense que ça aurait pu beaucoup lui plaire. Pour mes deux grandes plus fans de Hunger Games ou Avatar que sensibles à la poésie, la séance a été longue, très longue. 

Pour ma part j’ai trouvé ça très joli, singulier et surprenant, et adapté à un public jeune, il est conseillé à partir de 6 ans.

« A la recherche de son père, un garçon quitte son village et découvre un monde fantastique dominé par des animaux-machines et des êtres étranges. Un voyage lyrique et onirique illustrant avec brio les problèmes du monde moderne. »

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Sortie le 08 octobre 2014

à partir de 6 ans

durée du programme: 1 h 19 mn

Dans un tout autre genre, et toujours sans Charlie, j’ai emmené mes deux fans de Lou, la BD

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voir le film tiré de la BD : LOU !

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Alors… comment dire… je vais faire court : les filles ont adoré, le film est apparemment très fidèle à la BD, et elles espèrent qu’une suite sera tournée très vite.

Quand à moi, hmm… je ne suis pas fan de la BD que je n’avais jamais eu envie de feuilleter, alors bon, le film… enfin j’ai quand même pas mal ri et rien que l’apparition de Julie Ferier en mère complètement dépassée d’une ado gothique fait oublier les longueurs et les délires animés façon Sailor Moon auxquels je suis restée complètement hermétique. 

 

Lou ! Journal infime

Sortie le 08 octobre 2014

durée du programme: 1 h 44 mn

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05
oct

Survivor

Depuis presque 6 mois, il y a eu un peu de changement chez nous.

Tout a commencé quand Mr Opio a décidé de claquer la porte de son travail un peu avant l’été. Ça tombait plutôt pas mal au niveau du timing, rapport à ce que les cours au collège s’arrêtent environ vers début juin. Moi qui stressait de voir ma petite ado seule toute la journée à glandouiller, parfait ! Et puis ensuite il y a eu les grandes vacances, première année depuis que nous sommes parents que nous ne nous poserions pas l’éternelle question : mais qu’est ce qu’on va bien pouvoir faire des enfants cet été ? (enfin des vraies vacances pour les grands parents qui n’en avaient pas eues depuis 13 ans !) Mr Opio a même passé une semaine seul dans le Luberon avec ses filles alors que je rentrais travailler, quelle sensation bizarre de repartir seule vers Paris (j’ai dit bizarre, j’ai pas dit désagréable).

Alors que mes copines me plaignaient sincèrement de devoir supporter un mari à la maison 24/24, j’acquiesçais un peu honteuse (un peu seulement, on ne se fait jamais assez plaindre) alors que je savais que comme tous les soirs, j’allais rentrer dans un appart nickel, la table mise, avec un diner de ouf qui m’attendait. Car Mr Opio adore cuisiner. Plutôt salé jusqu’ici, il s’est lancé dans la pâtisserie, afin de pouvoir offrir aux filles des goûters dignes de ce nom. Doucement, mais sûrement, la transformation s’est opérée, Mr Opio est devenu Tony Micelli. Et j’ai cessé totalement pendant 6 mois de m’occuper d’une grande partie de l’intendance. La mauvaise, mauvaise habitude… je vous rassure quand même, les devoirs, pas moyen de déléguer, c’était toujours pour ma pomme.

Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, Tony Micelli a rendu son tablier et Mr Opio a repris le chemin du travail, des étoiles dans les yeux, pour LE poste qui le faisait enfin vibrer. Enfin chemin, faut le dire vite, autoroute serait plus adapté, vu que son nouveau poste se trouve en Dordogne. A 500 bornes de la maison, donc.

Voilà voilà.

Bien entendu, cette décision a été longuement réfléchie à deux, évidemment, et c’est bien la meilleure décision qu’on ait pu prendre, on en est certains.

On essaie de prendre ce nouveau rythme : papa part dimanche soir et revient vendredi soir (mais il rentre une soirée dans la semaine, si tant est que ça soit possible) donc pas si pire, je sais bien que des tonnes de famille vivent pire très bien, et qu’il suffit de s’y faire.

J’ai juste encore un peu de mal, et j’espère bien que je n’ai pas grillé tout le capital « apitoiement » de mes amies qui j’espère me pardonneront de ne pas les avoir arrêtées à l’époque Madame est servie, parce que là, honnêtement, c’est chaud les marrons. Les trajets, les courses, la bouffe, les devoirs, le chien, les ados de mauvais poil, c’est pour bibi et au bout d’une semaine je suis déjà nettement moins zen. SI, si, c’est possible !

Il serait peut être temps que je reprenne mes bouquins qui font cale porte depuis trop longtemps, surtout le dernier sur la pile, la méditation pour les enfants, pour que je devienne à mon tour calme comme une grenouille et non plus complètement hystéro comme un chihuahua sous acide. 

Je vous tiens au courant de mes progrès…

 

 

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12
sept

♪ ♫ ♪ Ballades enfantines à Paris ♫ ♪ ♫

A vous qui vous demandez quoi faire ce dimanche, (ou le prochain !) Jacadi propose, pour adoucir la rentrée scolaire et le début d’automne, un spectacle jazzy et poétique sur le thème de Paris, qui se tiendra au Jardin d’Acclimatation, pour les enfants de 4 à 10 ans.

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Les places sont à réserver  ici : réservations, mais vous pouvez aussi tenter de gagner deux fois deux places chez Elisa ^_^ : Et Dieu Créa

Bon spectacle !

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05
sept

Ca a été

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Alors ? Alors ? Quel suspense insoutenable… je ne vous ferai pas languir plus longtemps, la rentrée, cette année… ben ça s’est bien passé. Si ! (déçus, hein ? )

Il faut dire qu’on avait mis toutes les chances de notre côté. Pour Jo, dont le passage en 4ème n’était validé que si elle effectuait un stage de pré rentrée au cours Lapauduk, le rythme a été pris dès la seconde quinzaine d’août, et mes anciens traumatismes ont pu allégrement refaire surface quand il a fallu se résoudre à lui faire faire le trajet seule jusqu’à Saint Lazare. 

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Le premier matin, après 1 mois et demi de grasses mats, l’humeur au réveil a été sur une échelle de 1 à 10 d’atrocitude, d’environ 50. Je me suis fait un sang d’encre toute la matinée en imaginant dans quel état elle serait après 2h de maths et autant de français, tout ça pour la récuperer toute guillerette à la sortie des cours : les profs sont trop sympas, ils ne se moquent de personne ! LE TRUC DE DINGUE ! (sic)

A la fin du stage, la vérité si je mens, elle m’a demandé de l’inscrire tous les étés. Ma tête…

Niveau pédagogique, je ne suis pas certaine que le stage lui ait apporté quoi que ce soit puisqu’elle n’a aucune lacune, mais que son gros souci c’est qu’elle perd tous ses moyens devant une copie blanche. C’est d’ailleurs ce que lui ont dit ses deux professeurs, « je ne comprends pas, à l’oral tu as très bien compris ». Oui ben nous non plus on comprend pas et ça fait un peu cher la convergence d’incompréhension. Enfin ça aura au moins eu le mérite de lui faire reprendre le rythme et de lui donner un peu de confiance en elle avant cette année que tout le monde m’a prédit cataclysmique.

Elle a changé de classe et se retrouve dans une classe de « populaires » (rien qu’à ce mot j’ai envie de taper quelqu’un) donc elle n’adresse la parole à personne, mais ça ne la dérange pas car elle retrouve ses anciennes copines à la récré et que d’après elle 1-il se pourrait du coup qu’elle ne soit pas collée pour bavardages cette année et 2- « en plus ils ont l’air nuls » donc il se pourrait également qu’elle ne soit pas dans les derniers cette année. Moi je dis que cette quatrième ça va être du miel. Et j’y crois. (Billet à relire dans 10 jours impérativement).

Notre cadette quand à elle, a fait son entrée au collège, complètement stressée par sa gentille grande soeur qui a profité de l’été pour lui dépeindre un tableau apocalyptique de la sixième (un peu comme mes gentilles copines et la 4ème cataclysmique hinhin). J’ai eu un mal de chien à la raisonner et la convaincre que OUI, elle pouvait aller en cours avec un tee shirt à inscription et qu’elle n’allait pas être pendue par les pieds dans le bureau de la surveillante générale en représailles et qu’il était en conséquence hors de question que je refasse sa garde robe en intégralité parce que sa soeur avait dit qu’aucune de ses tenues n’était collège-compatible. Soeur qui en a d’ailleurs remis une couche dès le premier jour à l’ennoncé du nom de ses professeurs, à base de HAAAAAAN ? T’as Mr MACHIN en maths ????? HAN LAN LAN MA PAUUUUUUUUVRE. Et en français ? NON ? Mme Trucmuche ? – silence, yeux terrorrrisés – ah bah je prefère même pas te dire… Hmm… les relations sororales, tout un poème. 

Depuis la rentrée, elle se trimballe l’INTEGRALITE de ses livres de cours (dont les 3 fournis aimablement en double par l’association de parents pour éviter d’avoir justement à les transporter) TOUS LES JOURS. « C’est marqué nulle part qu’on ne doit pas prendre tous les livres ». J’ai essayé de la raisonner (oui, ce verbe revient inlassabement dans mes posts, malgré son inutilité crasse) calmement, et puis rapidement j’ai hurlé et puis rapidement aussi en fin de compte – je progresse – j’ai laissé tomber. Je résiste à l’envie de peser son cartable qui doit à vue de nez avoisinner les 10 kilos. TANT PIS. Jmenbalèque de la scoliose j’ai envie de dire…  Elle va bien finir par se lasser ? et si elle continue la semaine prochaine je mets un mot dans son cahier de liaison, malgré son interdiction formelle. 

Et Charlie, et bien elle a rejoint sa moyenne section comme d’habitude, en sautillant, même le mercredi matin…

Et chez vous alors, la rentrée ? 

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01
sept

Ca va aller…

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22
août

Camping + Opio = Lumbago

Avant de clore le chapitre Vietnam, je fais un petit apparté pour vous donner quelques nouvelles du front.

De retour à Paris avec une météo à se pendre, j’ai tout loisir de faire défiler mes photos de vacances en soupirant à fendre l’âme. Enfin sauf les clichés de la dernière semaine.

Parce que cette année, après 15 jours assez classiques dans la même maison que l’été dernier avec son immense piscine et ses plages juste à côté, il a fallu trouver un autre lieu de villégiature.

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Quand Mr Opio a évoqué l’idée d’un camping, une onde glacée a parcouru mon échine. Il me restait comme souvenirs de mon unique séjour en tente sur l’île d’Oléron avec ma mère l’année de mes 14 ans :

- les queues de casseroles plantées en lieu et place des sardines (et oui à l’époque les pop up Quechua n’avaient pas encore colonisé les emplacements), sous le regard consterné des voisins de la tente d’â côté,

- la grande angoisse du pipi nocturne avec lampe torche, 

- et le jus aux fourmis le matin quand on avait mal rebouché la bouteille la veille.

Mais là, non, ça ne serait pas pareil : mobil home luxe **** 30m² climatisé, club enfant, toboggan aquatique, plan d’eau avec structure gonflable et plage aménagée, tout ça en plein coeur du Luberon, ça allait forcément être top.

Sauf que… la princesse au petit pois qui sommeillait profondément quelque part dans mon cortex s’est tout d’un coup réveillée et emparée de mon esprit. J’ai commencé à chouiner dès la voiture garée à côté du mobil home. « Il fait pas 30m², si ? » c’est vrai que sur le site il était noté 22-27m², mais moi j’avais bien sûr retenu 30m². Sauf que là, on était plus proche des 20m², à moins de compter la terrasse et l’emplacement pour la voiture. Ensuite il a fallu faire les lits. Avec le kit de draps. En papier. Si. J’ai retenu un sanglot et commencé à compter les jours restant jusqu’à mon départ une semaine plus tard pour me donner du coeur à l’ouvrage. Allez, plus que 8 dodos.

Bon, en fait c’est les alèzes qui étaient en papier tissé, les draps eux étaient quand même en tissu, de la même famille que ceux des hôpitaux, on va dire assez éloignés du lin lavé quoi pour faire bref, mais c’était déjà moins pire.

Pendant que je tournais autour des lits aux pieds métalliques en essayant de ne pas me péter un orteil à chaque coin, Mr Opio était occuper à tenter de faire rentrer toutes nos affaires dans les 20m². Il est très fort au Tétris, mais là, il a du déclarer forfait. Pour vous aider à visualiser, rien que le frigo était plus petit que notre cubi de rosé. Les valises une fois vidée ont été rangées… dans le coffre de la voiture. Et le coffre de toit s’est transformé en astucieux mais moyennement pratique placard de substitution. 

Les filles quand à elles, au premier sourcil froncé, s’étaient déjà carapatées au toboggan aquatique.

Le mobil home était censé pouvoir coucher 6 personnes : un lit double, 2 lits simples et 2 banquettes dans le « séjour ». Sauf que les banquettes nous servaient d’armoire pour nos fringues vu la taille des vrais placards (NAN MAIS SERIEUSEMENT ? ), nous avons donc décidé de coucher les 3 filles dans le lit double

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et de nous taper les lits simples. Largeur : 70cm. Ben laissez moi vous dire que ça fait pas beaucoup. Surtout quand au milieu de la nuit, Charlie est venue nous rejoindre. J’étais tellement de mauvais poil que je l’ai envoyée squatter la couchette en face, et c’est Mr Opio qui a « dormi » en équilibre sur la tranche après que Charlie lui ait sussuré : « papa, je peux pas respirer, tu m’écrases contre le mur ».

Dès le lendemain, nous avons changé de systéme, nous partageant avec Charlie le lit double et reléguant les grandes dans la cabine. C’est au 2ème matin que j’ai été réveillée à 5h30 par une douleur dans le dos à faire hurler, sauf que même respirer le plus doucement possible me faisait monter les larmes. Heureusement que je suis prévoyante, j’avais emporté mes anti douleurs, mes anti inflammatoires mais pas d’anti depresseurs, dommage. J’ai avalé mes cachetons et j’ai attendu une heure décente pour me lever, installée en équilibre sur la pile de draps de bain et serviettes sur la banquette. (NON Y AVAIT RIEN POUR LES STOCKER DANS LA SALLE D’EAU). A 7h30 j’ai décidé que c’était une heure acceptable pour réveiller tout le monde en prenant une douche brûlante histoire de décontracter un peu tout ça parce que les médocs jusque là, bof. J’ai fait bien attention à ne pas mettre mes pieds trop près l’un de l’autre parce que sinon j’avais peur de faire un trou dans le sol de la cabine de douche vu les bruits bizarre qu’elle produisait à chaque mouvement, j’ai mis l’eau chaude au max…  et je me suis pris un jet glacé sur la tronche. Niveau décontraction musculaire, je ne vous fait pas un dessin (oui j’ai pleuré). En fait y avait plus de gaz dans la bouteille.

J‘ai attendu une heure décente pour me descendre le cubi de rosé (11h00), histoire de décontracter un peu tout ça (voire plus haut).

J’ai passé toute la semaine rythmée de la sorte : 5h30 réveil de douleur, médocs, 7h30 douche brûlante (on a quand même eu droit à une bouteille de gaz toute neuve très vite) 11h : rosé. A partir de 14h30, je commençais à pouvoir desserrer les mâchoires et respirer normalement. Le bonheur.

Vous dire que j’ai quitté Mr Opio et les filles le coeur serré à la fin de la semaine serait un peu exageré, (car eux rempilaient pour une seconde semaine) j’ai effectivement eu un peu les boules, mais la perspective de retrouver mon lit, mon frigo et ma salle de bain ont rendu les au revoir bien moins pénibles que ce que je craignais.

Evidemment, je suis la seule à avoir détesté le camping. Les filles ne parlent que d’y retourner. Au secours !

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07
août

Dans les rizières

Nous quittons notre jonque en fin de matinée, et en attendant de repartir pour la baie d’Along terrestre, nous visitons un peu l’île de Cat Ba, sans aller très loin car la voiture doit nous chercher juste après le déjeuner. Je n’ai pas trop parlé des bestioles rencontrées jusque là, parce que finalement, il n’y en a pas eu tant que ça, à part une espece de crevette bizarre qui se baladait sur la jonque (moi qui m’attendait à trouver des rats, que dalle) et les saletés de moustiques bien sûr mais rien de très exotique jusque là. Sauf à Cat Ba. Je ne sais pas pourquoi, mais ça a été un festival dans ce restaurant (pas bon) de l’île. Le summum étant l’étape pause pipi, où il a fallu se débrouiller pour atteindre les toilettes en marchant sur la pointe des pieds entre les énormes carcasses de blattes transgéniques qui jonchaient le sol. Quand je pense que tout le monde y est passé en serrant les dents et que de retour en France Maureen et Charlie crient comme des hystériques à l’approche d’un moucheron, je me dis que les thérapies comportementales, ça ne marchera jamais sur elles.

4h de voiture plus tard (les trajets de la dernière semaine auront été ma grosse erreur, j’avais compté en distance et non en temps de trajet, jamais je n’aurais imaginé que notre vitesse moyenne s’établirait autour de 35km/h !), nous arrivons à Ninh Binh pour passer la nuit. Et là, nous découvrons un hôtel… enfin un resort comme on dit, de MALADE MENTAL. Il fait déjà nuit mais nous nous rendons vite compte qu’on est dans une annexe du paradis. Surtout après la jonque un peu spartiate on va dire, on apprécie d’autant plus ! Les filles ne résistent pas à l’appel de la piscine intérieure et ensuite tout le monde passe un temps indécent dans la gigantesque salle de bain.

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Quand je me rends compte sur le programme que le départ le lendemain matin est prévu à 8h, je me dis que ça ne va pas être possible, trop frustrant de ne pas profiter un minimum de cet endroit fabuleux. Nous changeons donc les plans pour le lendemain et décalons le départ de 2h, et je mets le reveil, pour que les filles puissent profiter au maximum de la piscine le lendemain, oui oui, je mets le réveil plus tôt pour aller à la piscine, uhuh, je ne pensais pas un jour faire ça dans ma vie !
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Nous quittons à regret cet endroit paradisiaque (j’ai l’impression d’écrire ça à chaque fois qu’on a changé d’endroit) (ah ce n’est pas une impression ?) pour aller découvrir la région, qu’on appelle la baie d’along terrestre.

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Nous montons sur une petite barge, pour naviguer sur la rivière Hoan Long qui serpente entre les formations rocheuses émergeant des rizières, parmi les élevages de canards.

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oui, il fait vraiment gris (et chaud)

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Nous croisons des barques sur lesquelles les rameuses rament avec les pieds, impressionnant !

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puis nous atteignons Kenh Ga, un village flottant

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et il faut déjà repartir, direction Mai Chau, une région de rizières où vivent les Thais Blancs et les Muongs, dans des maisons à pilotis.

Sur le chemin, nous nous arrêtons sur un petit marché au bord de la route. Cette fois çi c’est moi qui doit poser pour la photo une fois n’est pas coutume !

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Nous arrivons au crépuscule à Mai Chau, le paysage est sidérant.

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Nous laissons l’hôtel pour aller diner dans le village, où beaucoup de maisons se sont transformées en pensions de famille et servent des repas. Encore une fois, nous ne croiserons quasi pas d’autres touristes. 

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Du coup le spectacle de danses traditionnelles des ethnies locales a une saveur bien plus sympathique, avec comme public en plus de nous 5, tous les enfants et voisins qui viennent eux aussi en profiter.

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Demain, nous passerons la journée à vélo dans les rizières, et nous ferons une très jolie rencontre…

A suivre !

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