16
déc

A quoi bon

Me revoilà, pour vous dire au revoir.

Je tourne je vire depuis pas mal de temps déjà, je ne poste presque plus ça ne vous a pas échappé. Je ne me sens plus libre ici. J’ai perdu la légèreté, je pèse chaque mot en ayant trop conscience de qui me lit ou pourrait le faire. J’ai tellement de brouillons en attente que je pourrai créer un second blog demain. Mais désormais, j’ai peur de blesser mes filles. Elles sont trop grandes maintenant pour que je continue à les exposer et pourtant c’est bien la liberté de raconter ici que je n’en pouvais plus, qui me permettait de prendre un sacré recul. Elles vont y perdre aussi les pauvres…  à moins que je ne me trouve un nouveau psy je crois, pour évacuer. Je ne pensais pas non plus m’en prendre tellement plein la tête avec l’adolescence, les crises d’ado, c’était pour les autres, les coincés du cul, les rigides, les bien-pensants perchés sur leurs principes indéfectibles. Et ben pas du tout. BIM ! C’est pour moi aussi dis donc et bien comme il faut. Et je crois qu’il vaut mieux que tous mes brouillons ne soient jamais publiés. 

Je pensais vraiment que ce blog irait jusqu’à 10 ans, et puis non, même ça je n’aurai pas réussi. L’image qu’il me renvoie depuis tout ce temps me laisse assez amère. Même si je me suis bien marrée avec vous, ça on ne pourra pas le nier (MERCI). C’est malgré tout au final un beau NI-NI tout ça (uhuh). Je n’ai rien fait pour faire « évoluer » ce blog, qui n’a pas pris de virage professionnel, je n’avais pas envie de me forcer à écrire sur commande. Et même s’il m’a offert des opportunités de dingue, j’ai brillamment réussi à les faire foirer. En même temps je me suis cachée derrière lui pour justifier le fait que je végète complètement professionnellement. J’avais un « ailleurs » où m’épanouir, moi. C’est bien joli tout ça mais je me retrouve donc à 41 balais, toujours aussi dépitée qu’à 31, avec un boulot à mourir d’ennui, et aucun courage pour le quitter.

Peut être que supprimer cette cachette serait un premier pas ? On verra bien. Pensez à moi début janvier, mon huitième entretien annuel, j’ai envie de pleurer rien que d’y penser (je vous arrête de suite, j’ai déjà fait un bilan de compétences, dont la conclusion a été : jouez au loto).

Voilà. Difficile de trouver comment placer le point final, alors portez vous bien, vous allez me manquer…  et n’oubliez pas :

 

CMgKQQjWsAA9irx

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

17
nov

Je ne me sens d’aucune légitimité pour m’exprimer sur ce qui s’est passé vendredi. Je suis triste et inquiète, comme beaucoup et je voulais juste vous dire qu’ici tout le monde va. J’espère qu’il en est de même pour vous.

parisjetaime

Rendez-vous sur Hellocoton !

22
oct

Laisser couler

Je pose ça là, à la manière de ceux qui annoncent à la terre entière qu’ils arrêtent de fumer, histoire de prendre à témoin le plus de monde possible en comptant sur les dernières traces de mon égo pour ne pas faillir à la grande décision. 

Je laisse tomber, je lâche ma gamine, je lui fous la paix, ça réjouira tout ceux qui m’expliquent que JE lui mets trop la pression, ou que je suis trop cool et qu’avec-moi-ça-ne-se-passerait-pas-comme-ça-crois-moi (hey tu sais quoi toi ? VA CHIER), que YAKA lui faire confiance et qui enchainent en général avec une rapidité déconcertante avec LE point godwin revisité :  « tu sais les bacs pro c’est merveilleux » (ça c’est mon préféré, surtout dans la bouche de ceux qui sont abonnés aux enfants qui roulent scolairement, ceux à qui je pense très fort le samedi matin quand je tape dans mon sac avec mes petits bras à la boxe). Attention, justification et parapluie (de golf) sont de sortie : OUI c’est merveilleux, les bacs pros, quand on a un projet professionnel. Je m’attends à me prendre des cailloux, mais de toutes façons, j’en prends déjà, je les garde et ensuite je les fous dans un grand vase et je plante une bougie au milieu, on se croirait chez Maisons du Monde, c’est très joli. 

Je vois bien que je suis aigrie jusqu’au trognon, je finis par chialer dès que je croise ma grande et jolie ado en pleine forme qui n’a pourtant d’autre tort la pauvre que de ne pas trouver de sens à l’école. Ce qui m’exaspère sans doute le plus dans l’histoire, c’est mon incapacité à lui démontrer le contraire.

Bref, c’est le post de 1h24 du matin après une énième prise de tête avec elle, que je viens pourtant seulement de retrouver après 72h d’exfiltrage en zone neutre pour préserver son intégrité physique, le post qui peut sans doute être pire que le SMS-bourrée-à-un-ex, ma foi, on verra bien, si je m’y tiens…

image

C’est de l’Art. Si… Pour une fois s’agissant d’art contemporain j’ai l’impression de saisir le message.

Rendez-vous sur Hellocoton !

21
sept

Thailande – dernier jour à Bangkok

Pour notre troisième jour à Bangkok, on se lève aux aurores encore une fois pour suivre notre programme qui prévoit une matinée au marché flottant typique de Damnoen Saduak, situé à environ 1h30 à l’Ouest de Bangkok. Alors si vous pouvez éviter, honnêtement, zappez cette étape de votre périple. Déjà pour couper le trajet, il y a LE stop dans la fabrique de bonbons au lait de noix de coco (oh dis donc, la même qu’au Vietnam l’année dernière) mais à la place de la photo avec un python, ici l’attraction c’est la visite obligatoire dans la boutique attenante qui vend divers trucs en noix de coco et des bijoux en jade. Hmprf. Bon, c’est le jeu ma pauvre lucette, et Maureen est contente de râper de la noix de coco fraiche. Ma foi. 

Arrivés sur le marché flottant, on embarque sur un longtail boat, et on comprend vite que le marché n’a absolument plus rien de typique depuis bien longtemps, et n’est plus qu’une vaste usine à touristes, avec des vendeurs ambulants qui ne vendent que des souvenirs. Une authenticité presque aussi forte que Place du Tertre. Soupir. J’essaie de ne pas me laisser envahir par l’amertume, les filles ont l’air ravies de la balade en bateau, c’est bien le principal (et finalement on croisera bien un python haha).

damnuen

Au retour, à nouveau un stop, (pas indiqué dans notre programme) cette fois çi dans un camp d’éléphants. Avant de partir en Thaïlande, je m’étais un peu renseignée sur les endroits les moins « pires » pour approcher des éléphants, même si on est bien d’accord que dès qu’il est question de faire une balade sur leur dos, on ne peut pas dire que ce soit le top niveau respect des animaux. J’en avais donc conclu qu’on ne verrait pas d’éléphants, car le seul camp qui m’avait paru acceptable, le Ganesha Park n’était pas du tout géographiquement dans les zones que nous allions visiter.

Nous nous arrêtons donc, parmi plusieurs autres vans dans un parc un peu miteux. Ça sent très fort, Maureen ne veut même pas descendre de la voiture. Johana se hasarde dehors mais à la vue des crochets en métal des cornacs, elle préfère retourner elle aussi dans la voiture. Charlie est encore trop petite pour ne pas être juste émerveillée de pouvoir voir des éléphants de si près. Mais nous refusons la balade proposée. Pour palier sa déception, on se laisse attendrir par le bébé éléphant avec lequel on peut faire une photo contre quelques billets. 

elephant

Enfin, on abrège, on est vraiment mal à l’aise.

On repart sur Bangkok, les filles sont crevées, et profitent de la voiture pour récuperer un peu. On décide d’aller déjeuner dans un coin proche de la rivière, on embarque alors sur le Chao Phraya Express Boat qui permet d’aller d’une extrémité à l’autre de Bangkok pour un prix dérisoire, sans être asphyxiés par les pots d’échappements dans les embouteillages et en profitant du spectacle offert par le fleuve. Les Tuk Tuk c’est rigolo, mais bon, au secours les alvéoles. On atterrit au Café Ice des Arts , rien de transcendant mais c’est bon, si vous êtes dans le coin.

Bangkok20

On retourne à l’hôtel profiter de la piscine, Maureen me pique mon guide et y lit que les jeunes thais vont faire du shopping dans un autre centre commercial tout proche de notre hôtel, le Siam Paragon (oui, c’est là qu’il y a eu la deuxième bombe en aôut :-/ ) alors on part y faire un tour, à pieds. Sauf qu’avec les embouteillages (même à pieds ça devient vite oppressant), les passages piétons en hauteur au bout d’interminables escaliers, la foule, la chaleur, on se perd dans une partie du centre dédiée exclusivement aux boutiques de nail art et stands de manucures, et shootés aux odeurs de dissolvants et vernis, on finit par abdiquer et s’enfuir au grand regret de Maureen. 

Pour nous faire pardonner, on met le cap sur une pizzeria reperée sur Trip advisor, Ranee’s Restaurant. Bonne pioche, ils font d’excellentes pizzas mais aussi d’excellents plats thaïs, et ils ont une chouette terrasse qui donne sur une petite ruelle calme. En sortant, nous nous rendons compte que nous sommes tout près de la fameuse Khao San Road. Attirées par le son des basses, nos deux ados nous y entrainent. On se retrouve happés dans une foule compacte, les tympans vrillés par de la techno à pleine puissance, qui provient des bars qui bordent la rue de chaque côté, et qui tentent chacun de mettre leur musique plus fort que celle du voisin d’en face. Un cauchemar. Je m’attends à tomber nez à nez avec Léonardo juste avant qu’il ne parte pour The Beach. Bien sûr nos deux grandes trouvent ça dément et même Charlie refuse de s’enfuir, passionnée par les stands de scorpions grillés. ARGH. Heureusement notre départ pour Kho Samui le lendemain matin coupe court aux négociations, nous devons rentrer faire les valises, trop dommage ouf !

samui

Kho Samui, où nous attendent 8 jours de farniente à la plage, et la découverte qui peut révolutionner le monde : il existe un massage qui FAIT DISPARAITRE la cellulite.

Teasing.

 

328710-et-tu-as-raison-nicki-622x0-1

Rendez-vous sur Hellocoton !

18
sept

La disparition du capital confiance

Il aura fallu 10 jours, 2 petites semaines de collège pour que mon envie d’y croire en ce début d’année disparaisse dans les tréfonds. Et je n’ai même pas encore reçu les nouveaux codes d’Ecole Directe bon sang.

Pourtant j’avais anticipé, dès juillet, pour m’assurer une année scolaire zen et sereine, en abreuvant les sites idoines des mes petites annonces pour trouver quelqu’un qui puisse faire travailler Jo. Parce que moi, je n’y arrive pas. Enfin non, je suis de mauvaise foi, la vérité est que je n’ai pas envie en fait de passer 2h par soir assise à côté d’elle pour vérifier qu’elle est bien en train de faire ses exercices de maths et de français et non de sculpter sa gomme en forme de cône de révolution de sommet S et de hauteur SH = 7 cm comme indiqué dans son énoncé (qu’elle aura lu, au moins, victoire) ou plus trivialement de tester un nouveau vernis à ongles au lieu de justifier sa réponse en relevant des indices précis du texte.

Fin août, j’ai enfin eu des réponses, dont une qui m’a donné envie d’aller jouer au loto : une jeune femme de ma ville, en reconversion professionnelle qui est cette année étudiante en école d’orthophonie. Un peu le graal. Elle est enceinte, elle arretera en mars, pas de souci, j’ose esperer que d’ici là, Jo aura pris le pli et n’aura plus besoin de soutien. Elle m’annonce ses tarifs, parfait, nous convenons de nous recontacter une fois que j’aurai l’emploi du temps de Jo pour trouver un créneau. Ce que je fais dès le 1er jour de la rentrée. Au bout d’une semaine, je reçois comme réponse que vu le nombre hallucinant de demandes qu’elle a reçues, elle augmente ses tarifs. Classe. Pas grave. Mais l’emploi du temps de Jo en semaine n’est pas compatible avec le sien, elle me propose alors de caler notre créneau le week end. Parfait. Elle mettra une autre semaine à me répondre que finalement, c’est trop compliqué pour elle le samedi matin, qu’elle prefere réserver pour ses rendez vous de suivi de grossesse.


Merci.

Bien sûr depuis 15 jours, les autres personnes qui m’avaient répondu ont trouvé des elèves et ne sont plus disponibles. J’avoue que j’ai souhaité très fort un énorme bouquet d’hémorroïdes externes et une épisiotomie jusqu’au chignon à cette charmante personne. Et bon courage à ses futurs clients patients.

En parallèle, notre super nounou que j’avais elle aussi recontactée cet été en lui disant qu’on l’attendait de pied ferme le 1er septembre finit par m’annoncer (le 10 …) qu’elle s’est en fait installée à Londres et ne rentrera pas.

Merci.

Je lui souhaite à elle le meilleur, malgré tout, parce qu’on va vraiment la regretter. 

Il ne me manquait plus que la réunion d’information pour les 3ème pour bien m’achever, avec son champ lexical pas du tout anxiogène : année charnière, orientation, réflexion, organisation, autonomie, argumentation… J’ai déjà envie de me pendre quand la prof de français qui nous parle depuis 10mn d’AU-TO-NO-MIE, de LAISSER-FAIRE-SEUL pour renforcer la RES-PON-SA-BI-LI-SA-TION, demande soudain : « qui peut me dire sur quoi nous travaillons depuis la rentrée ? que je distingue les bons des mauvais parents ? haha »

Je crois un instant qu’elle fait du second degré et que les bons parents seront ceux qui ne savent PAS justement, ceux qui appliquent le précepte du laisser-faire-seul qu’elle vient d’évoquer ! mais les mains qui frétillent « moi moi, moi je sais ! La nouvelle à chute ! »  récoltent un regard approbateur et un « bravo Madame Michue :  la nouvelle à chute ».  Un papa ose un « mais alors, l’autonomie dont vous parliez ?  » et bien attention à la réponse…

Autonomie certes, mais « autonomie accompagnée »  :  attention, concept.

wine

Rendez-vous sur Hellocoton !

13
sept

Sawasdee Bangkok

thaiBBK

 

Arrivés à 7h du matin heure locale à Bangkok, nous retrouvons notre guide qui nous emmène à notre hôtel, nous la retrouverons le lendemain matin pour démarrer notre programme de visites.

Malgré l’appel de la piscine (il fait déjà bien bien chaud) et nos 11h d’avion dans les pattes, nous partons de suite au Chatuchak Week end Market, l’un des plus grands marché d’Asie, qui comme son nom l’indique, n’est ouvert que le week end, c’est donc notre seul créneau pour le visiter. L’hôtel est situé juste à côté d’une station de la ligne de Skytrain (climatisée ! GRAND BONHEUR) qui se trouve à 20 mn du marché. Il est gigantesque en effet, près de 1500 échoppes, un dédale couvert, où se mêlent des vêtements, des objets divers et variés, des fleurs, des bijoux, des outils, des épices, des animaux – vivants hein, chiens, chats, singes, oiseaux, reptiles … – de la vaisselle, enfin un énorme bric à brac dans lequel on se sent vite un peu perdus. La fatigue et la chaleur aidant (j’ai déjà vidé deux brumisateurs sur les filles), on comprend assez rapidement que ce n’était pas l’idée du siècle. Les filles expriment un ras le bol assez net, nous nous arrêtons dans le premier boui boui venu pour déjeuner vite fait et Mr Opio et les filles rentrent à l’hôtel. Moi je refuse de repartir sans avoir trouvé un panier thailandais (oui bon je sais on en trouve partout sur le net mais je voulais absolument en rapporter un de là bas #questiondeprincipe) alors je m’enfonce encore un peu plus dans le marché, mais rapidement découragée par le labyrinthe de stands, je fais chou blanc et je retourne moi aussi à l’hôtel, où je retrouve tout le monde profondément endormi. Je nous autorise 2h de sieste avant de faire sonner l’alarme de mon téléphone. On n’est pas là pour rigoler.

Au réveil, à l’heure du goûter, direction la piscine dont les filles rêvent depuis le matin. Il faut dire qu’elle est assez bluffante, sur le toit, avec un côté complètement vitré, qui donne pile sur une artère hyper fréquentée de Bangkok, waaaa.

thaiblog

 

J’ai passé mon temps à leur dire de ne pas rester près de la vitre (après avoir pris des photos bien entendu) tellement ça m’a fait flipper.

Comme il n’y a absolument pas de shopping prévu dans notre programme de visites les jours suivants, je suis archi motivée pour sortir à nouveau, et je réussis à convaincre tout le monde d’aller diner dans le « food court » d’un des centres commerciaux situés à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le MBK Center.

A nouveau, un foule de boutiques, sur 7 étages, on y retrouve pas mal de ce qu’on avait vu le matin pour ce qui est des vêtements, mais le centre est climatisé et il y a un étage dédié à l’électronique, avec des gadgets hallucinants, je marque des points.

En rentrant, petit tour de TukTuk histoire de faire plaisir aux filles, c’est rigolo ces petits triporteurs qui pétaradent ! On file se baigner à nouveau dans la piscine, histoire de retarder au maximum l’heure du coucher, pour se recaler le plus vite possible.

thaiblog1

Le lendemain, réveil aux aurores, dans notre duplex de dingue

bangkok3

nous retrouvons notre guide qui nous emmène visiter le palais royal

bangkok collage

C’est splendide, c’est très doré, Charlie se félicite d’ailleurs d’avoir emporté ses chaussures assorties. Notre guide essaie tant bien que mal de nous expliquer l’histoire de la dynastie des rois thaïlandais, mais la chaleur écrasante fait rapidement fondre nos neurones, il n’est même pas 10h du matin ça promet.

bangkok4

Les grandes supportent moyennement les températures, malgré mes brumisateurs (j’ai dévalisé stock de mon supermarché avant de partir) par rapport à Charlie qui m’épate carrément, et le font savoir bruyamment.

Nous changeons alors l’ordre des visites, et partons faire une promenade en bateau sur les canaux de Thonburi histoire de reposer un peu nos oreilles. Les filles sont assises, un peu d’air, on en prend plein les yeux, le bonheur ! 

bangkok6

Après un déjeuner dans un resto à touristes prévu dans le programme, (soupir, il n’y en aura qu’un sur tout le séjour, ouf) nous partons pour l’un des principaux temples de la ville, le Wat Pho, dans lequel se trouve le fameux gigantesque Bouddha couché.

Et bien sûr…

bangkok8

La visite du Wat Pho va nous laisser un souvenir un peu amer, car c’est à ce moment là que Jo se rend compte qu’elle n’a plus son portable, laissé 3 minutes sur une chaise lors d’une pause pour se rafraichir. Évidemment il est parti. Dur. A sa place je me serais fait rapatrier illico par Europ Assistance, mais après une grosse crise de nerfs/larmes et malgré la RELOU-ITUDE extrême de la guide qui, ayant du mal à supporter les pleurs de Jo cherche à la raisonner en lui expliquant qu’elle a eu tort de laisser son téléphone sans surveillance, que tout est donc de sa faute alors pourquoi elle pleure ? (très efficace…) nous repartons nous balader.

bangkok7

Les visites s’arrêtent pour aujourd’hui, la journée a été intense, les temples sont immenses (15 hectares pour le Wat Pho par exemple) ça fait beaucoup pour mes randonneuses de l’extrême. Je négocie un passage par Chinatown avant de retourner à l’hôtel, mais je suis bien la seule à avoir encore envie de me promener, mes 4 comparses ne pensent qu’à la piscine. Je me pâme devant les innombrables boutiques de gadgets plus kawai les uns que les autres, mais pas moyen de passer plus de 5mn sur un stand, grosse frustration ! je réussis tout de même à chopper un Totoro au passage…

bangkok9

Après nous être bien rafraichis dans la piscine, nous partons diner. J’ai emmené avec moi une liste de restos qu’on m’a conseillés qui ont l’air absolument mortels, mais ce sont essentiellement des restos gastronomiques, mega chics dans des palaces, alors avec nos 3 euh, charmantes enfants, on n’a pas trop envie de tenter. On reprend donc nos habitudes en mixant les adresses conseillées par nos guides papier, et les avis Tripadvisor. C’est comme ça qu’on se retrouve sur un rooftop canon, dans un coin un peu paumé certes, après avoir un peu galéré dans les ruelles alentours, (on a vu après qu’il y avait une rubrique hyper détaillée sur leur site pour les trouver facilement, avec plein de photos…) mais vraiment ça valait le coup : le RiverVibe est le restaurant d’une guest house située au bord de la rivière Chao Praya, on dine en regardant le ballets des bateaux passer, il y a même une longue vue pour admirer Bangkok by night. Pour ne rien gâcher, on y mange hyper bien, des spécialités Thai mais aussi comme dans tous les restaurants dans lesquels nous irons pendant ces 2 semaines, une carte occidentale pour le plus grand bonheur de nos grandes aventurières de l’assiette (haha).

bangkok10

On serait bien restés toute la soirée à chiller sur les banquettes colorées en sirotant nos cocktails mais demain une autre grande journée nous attend…

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

07
sept

Même pas mal

Elle est passée cette rentrée, et plutôt pas mal même !

Un parfait équilibre a régné ces derniers jours d’août parmi les membres féminins de cette famille. Quand une moitié se lamentait en voyant les heures qui la rapprochaient de la reprise diminuer dangereusement, l’autre moitié trépignait d’impatience, affaires déjà prêtes pour le jour J.

caramel3

Je vous laisse deviner de qui il s’agissait…

Depuis, elle a repris ses bonnes habitudes, me harcèle tous les matins tellement elle est terrorisée à l’idée d’être en retard (ce qui n’est JAMAIS arrivé l’année dernière soit dit en passant) et a décidé de se mettre à la boxe. Si ça pouvait la détendre un peu…

caramel2

L’impatience de Charlie a été décuplée par son nouveau cartable doré, depuis qu’elle l’a reçu, elle se balade toute la journée avec sur le dos.

Il vient de la jolie marque Caramel & Cie  qui fait travailler des ateliers indépendants au Vietnam pour réaliser ses produits. Forcément, je dis bravo !

caramel

On dirait qu’elle rentre au CP mais non non non laissez la moi en Grande Section !

Ma grande Jo (ça y est elle me dépasse, youhou !) entame sa dernière année en enfer au collège et pour l’instant nous surfons toutes les deux sur un capital confiance encore relativement élevé. J’espère le faire durer même une fois les codes pour Ecole Directe reçus. #onycroit

Il faut dire que cet été, outre le travail obligatoire qu’elle s’est à nouveau tapé (pas de stage aux cours Lapeauduk cette fois çi mais des devoirs par correspondance chez OnvapourrirvotreétéAcademie.fr…) elle avait 3 livres à lire parmi lesquels : Chagrin d’Ecole, de Daniel Pennac. Je ne l’avais jamais lu, et quand elle m’a expliqué que ce livre, ben c’était exactement son histoire, je le lui ai emprunté. Grosse prise de conscience, à la lecture de ces mères complètement angoissées qui s’échinent à trouver un moyen pour que leur gamin raccroche à coup de séances de ci, de cours de ça, d’entretiens et de rendez vous… J’ai pleuré, j’ai ri, et en le refermant, je me suis dit que les angoisses et le stress, terminés !

Nan j’déconne.

J’ai commandé sur le net 50 boîtes de magnésium et quelques caisses de Bordeaux, et puis j’ai contacté toutes les personnes qui proposent du soutien scolaire autour de chez moi. 

Et chez vous, la rentrée ? 

Rendez-vous sur Hellocoton !

26
août

La family en Asie – Thailande 2015

thai0

Cet été, c’est à nouveau en Asie que nous avions décidé de partir en vacances. J’étais sur les starting blocks pour nous concocter un petit programme aux oignons comme pour le Viet Nam dès la confirmation des vols quand un vent de révolte a soufflé sur notre famille. Cris angoissés des filles : AH NAAAN PAS COMME AU VIET NAM temperés par leur stratège de père: « non mais c’était super hein le Viet nam, vraiment top et tout ON A A-DO-Ré, mais là je me tape 1000 bornes deux fois par semaine, je fais mes valises toutes les 36h, si on pouvait juste se poser 15 jours au bord d’une plage, ce serait bien aussi, non ? »

J’ai donc remballé mon forum préferé et ai laissé Mr Opio gérer. Enfin presque.

Mr Opio, fort de notre expérience précédente, a lui aussi trouvé une agence locale qui s’est chargée de nous proposer un mini circuit, selon des exigences bien précises : le moins de trajet en bateau possible (ma sempiternelle angoisse de me retrouver coincée en mer avec des gens verdâtres) et pas trop de voiture non plus (les chieurs, ben oui mais bon Charlie est malade en voiture…) et bien sûr du soleil, du soleil, du soleil. Or comme chacun sait, la meilleure période pour aller en Thaïlande c’est plutôt l’hiver. Voici donc le programme que l’agence nous a proposé pour ces 2 semaines : 

mapthailand

3 jours à Bangkok pour commencer avec plein de visites au programme, suivis pour nous en remettre, d’une semaine dans un resort sur Koh Samui qui a l’immense mérite d’être accessible en AVION et qui est située dans le golfe de Thaïlande, dont la météo en juillet-août est clémente contrairement aux iles situées à l’ouest (au grand dam des filles qui voulaient absolument aller sur Koh Lanta, merci Denis) puis 4 jours sur l’ile voisine Koh Pha Ngan (50mn de bateau, nickel) histoire de satisfaire mon égo de graaaaande baroudeuse devant l’éternel, haha, avant de repasser une dernière demi journée à Bangkok avant de repartir pour la France le lendemain matin. 

On me demande souvent comment je gère le décalage horaire pour les enfants et toutes ces heures d’avion avec Charlie. Et bien en fait, je ne gère pas. Je suis trop stressée, donc je m’installe sur la rangée de 3, bien calée à côté du hublot, avec les 2 grandes qui passeront 11H à mater des films (comme moi quoi) et je laisse Charlie derrière avec son papa hyper zen qui la laisse vivre sa vie (4h de dessin animés ça n’a jamais tué personne). Elle finira par s’endormir toute seule le reste du voyage et se réveiller comme une fleur au moment de l’atterrissage. Alors que si je l’avais prise avec moi, je l’aurais probablement harcelée toutes les demi heures : bon maintenant tu DORS ! il FAUT dormir maintenant ! Rha la la elle dort paaaaaaaaaas putain Stef elle veut pas dormiiiiiiiiir etc etc etc… Connaitre ses failles, ça aide.

En revanche jamais de la vie je fais un vol long courrier avec un enfant qui marche mais qui n’est pas encore capable d’être hypnotisé par un écran plus de la moitié du vol. J’ai fait une fois, Jo avait 2 ans, 8h de vol, plus jamais. A mon avis à moi que je partage, les longs courriers après 1 an et avant 4 ans, ça ruine le bénéfice des vacances.

Pour le décalage horaire, la clé, enfin à mon sens, c’est de se mettre à l’heure locale dès qu’on entre dans l’avion. Et partir ensuite du principe que c’est comme si on se couchait très très très tard, (on met pas 2 semaines à s’en remettre à la maison, y a pas de raison que ce soit différent une fois sur place hein ? ). Et bon, je ne sais pas si la méthode Coué est particulièrement efficace sur nous, mais à chaque fois, ça marche plutôt bien, on a une journée un peu difficile (dans les deux sens, vers l’Est ou vers l’Ouest) et puis on passe encore 2 jours à avoir des petits coups de barre à des moments incongrus et puis c’est fini. En général je reprends le boulot dès le lendemain pour bien me recaler, (le top pour les enfants en fait c’est de reprendre les cours également très très vite, si si) et si j’ai encore du mal à m’endormir les jours suivants, je me prends un petit cacheton du truc vendu en magasin bio mais apparemment interdit depuis l’année dernière (chut).  M’enfin en général je suis tellement dead que je n’en ai pas besoin.

Fin de la parenthèse Rika Zaraï.

Pour les bagages, je trouve que  le plus pratique c’est d’avoir une valise par personne. Enfin, je partage une grosse valise avec Mr Opio, et les filles en ont chacune une, qu’elles gèrent ensuite tout le voyage. Ca nous laisse du coup la possibilité de rapporter un 5eme bagage en soute, si jamais sur place on pète les plombs et on décide de rapporter de quoi meubler un deuxieme appart. Ca n’a malheureusement pas été le cas, snif. Et depuis l’année dernière, j’ai vraiment appris à voyager plus léger, vu le prix des pressings locaux, pas besoin d’emporter 15 jours de tenue, tant qu’on a nos Crocs, c’est le principal hinhinhin.

Fin de la parenthèse Linda de Suza.

Je prépare un post avec les liens des endroits où nous sommes allées, les hôtels, les restos, les trucs qui nous ont plu et ceux qui nous ont moins plu mais globalement, ces vacances ont été axées sur le balnéaire, donc moins l’impression de vraiment découvrir le pays (j’en ai été la seule un peu frustrée je pense ^^).

La suite au prochain numéro !

THAIAF

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

10
juil

You talkin´ to me ?

L’année dernière, mes grandes ont passé un casting pour participer à un jeu télévisé, mais, tétanisées devant la camera, n’avaient finalement pas été retenues. Leur nom devait traîner dans un listing quelconque puisque j’ai été appelée il y a quinze jours pour savoir si Maureen, qui correspondait à la tranche d âge recherchée, serait intéressée pour faire des petits lancements de programme sur une chaine jeunesse du cable.

Sachant que le RÊVE de Maureen est d’être animatrice télé (au début quand elle m’en avait parlé j’avais tout de suite pensé : Claire Chazal, grand reporter, études de droit…) mais elle m’avait vite remis les pieds sur terre en me précisant que c’était à Cyril Hanouna qu’elle pensait, plutôt…

Bref, j’étais persuadée que je tenais enfin une occasion de lui faire plaisir en lui permettant de voir les coulisses d’un enregistrement et de se familiariser un peu avec une camera. Je prends donc date, confirme sa participation et rentre toute guillerette lui annoncer la bonne nouvelle.

Je la trouve allongée sur le canapé en train de feuilleter mon ELLE, et lui raconte toute excitée, l’opportunité trop chouette qui lui est offerte sur un plateau : faire un lancement de programme sur Teletoon+!

Toujours plongée dans mon ELLE, elle baisse alors un coin du journal et me lance un regard emprunt de mépris accompagné d’un cinglant « Teletoon+ ? Tu m’as bien regardée ? »

Je n’ai pas participé au Ice Bucket Challenge mais je pense que l’effet devait être assez similaire.

Bref… J’ai rappelé pour annuler sous un prétexte bidon, et du coup, c’est Charlie qui s’est retrouvée enrôlée pour le job.

Elle s est amusée comme une folle, stylisme, coiffure, maquillage, le rêve (pour elle en tout cas !)

Après avoir fait son petit boulot, on lui a proposé d en faire un autre en duo avec une autre petite fille, qui devait dire entre autres « eh, on regarde Topsy et Tim ? » sauf qu’à chaque fois, c’est « on va regarder » qui sortait de sa bouche, c’était à mourir de rire…
A la 14eme tentative, quelqu’un a eu l´idée de génie de lui faire plutot dire « et si on regardait ? » ouf, ça a marche du premier coup !

Rendez-vous sur Hellocoton !

30
juin

Stressée de la life

Maureen a été invitée par une amie en Espagne, dès la sortie du collège le 19 juin dernier, pendant 10 jours, veinardes que nous sommes ! (quand j’ai reçu l’invitation de la maman, j’ai sabré le champagne, j’assume).

Ces 9 derniers jours ont été émaillés d’échanges plutôt drôles, comparés à ceux qu’on peut avoir lorsque nous vivons sous le même toit. Hashtag CONFLIT, Hashtag CONFRONTATION Hashtag OPPOSITION Hashtag ONVAENVENIRAUXMAINSSICACONTINUE.

Elle rentre demain soir. Sa grande force, c’est que même à distance, elle arrive à me stresser, mais à me faire marrer aussi. Ca doit être de famille.

sms3 sms2SMS4

Rendez-vous sur Hellocoton !

© 2016 | Entries (RSS) and Comments (RSS)

Design by Knut - Powered By Wordpress